Anthony JELONCH apte pour le très haut niveau

21 mai 2017 - 11:46

Il y a tout juste un an, hormis les Castrais bien informés, ils n'étaient pas nombreux à connaître Anthony Jelonch. À cette époque, il préparait la coupe du Monde des moins de 20 ans et il n'avait même pas pu regarder le match de ses aînés en barrage à Montpellier. Douze mois plus tard, c'est dans la peau d'un titulaire qu'il a joué sa première phase finale.

Une suite logique à une première saison dans l'élite aboutie : 17 matches de Top 14, sans compter le barrage, 13 titularisations pour 4 essais, sans compter cinq apparitions en coupe d'Europe et un essai, difficile de faire mieux pour convaincre un entraîneur de vous faire confiance. Un sacré pied de nez à la starisation prônée par le RCT. Et le jeune homme n'a pas tremblé à l'idée de se mesurer au très haut niveau.

Même pas peur. «J'ai abordé cela avec beaucoup d'insouciance, même si je savais qu'on allait jouer à Mayol, dans un contexte énorme. Je n'étais jamais venu jouer ici. Jouer un quart de finale pour une première saison en pro, c'est exceptionnel, mais je voulais surtout ne pas décevoir les coaches qui m'ont fait confiance. Il fallait tout donner pour l'équipe.»

Le flanker de 20 ans ne s'est pas échappé malgré la puissance mise par les Bastareaud, Smith, Taofifenua ou Tuiseva sur tous les impacts. «Ce sont de grands joueurs et ils ont su hausser leur niveau. Le match a été très dur physiquement, ça a tapé plus fort qu'en Top 14, mais ça tombe bien, j'aime ça…»

Évidemment, Anthony Jelonch, comme ses coéquipiers peut regretter de ne pas avoir été au bout. À 13 contre 15, alors que le CO avait pris les devants au score, il y avait de quoi espérer.

«C'est sûr qu'on a été à deux doigts de marquer en deuxième mi-temps mais Toulon a bien défendu. Je fais une faute bête alors que je suis un peu KO et ils passent une pénalité à 13 contre 15. Ils restaient vingt minutes et on savait qu'ils allaient tout faire devant leur public pour ne pas lâcher. Mais on est tombés avec les armes à la main.»

Anthony Jelonch ne l'a pas dit, mais il lui tarde de jouer un nouveau barrage, à domicile par exemple. Et d'en sortir cette fois avec le même sourire que les Toulonnais affichaient hier soir.

E.T.

Commentaires